• Atelier 18 de la fée Capucine

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    J’ai longtemps écouté les autres parler de tout et de rien. En silence, je les observais, me demandant ce qui les poussait à agir. Moi, souvent cachée derrière un livre, je contemplais la façon dont chacune de leurs actions induisait une réaction.

    Pour la plupart des gens, ce qui compte c’est le verre à moitié vide. Moi, c’était toujours le côté à moitié plein que je voyais. Malgré les aléas de mon enfance, j’avais depuis longtemps opté pour la beauté de cette vie. Il me suffisait de voir un magnifique lever de soleil pour que toute ma journée soit embellie.

    Un matin ou, une fois de plus, j’avais pris une correction sans raison de la part de mon père, j’étais partie me promener le long de la Corniche à Sète. Là, j’avais surpris un homme qui sortait son voilier avec sa femme et ses trois garçons.

    « Hissez les voiles, barre à tribord. Attention Ludo, vérifie l’annexe, elle est mal attachée. »

    J’avais eu une envie folle de partir avec eux. Ils semblaient si heureux de partir tous les cinq. Moi je me sentais nue, sans attache. Mes racines ne s’étaient jamais plantées dans le giron familial. J’étais « l’accident ». Mes parents m’avaient trouvée dans une poubelle. Etc. Toute mon enfance avait été jalonnée de ces bêtises et je m’étais construite à travers mes lectures. Ma vision du monde était certes légère, puisque nourrie de lecture, mais elle provoque encore en moi des désirs inassouvis, tant de rêve d’évasion qu’aucune chaîne, aucune limite ne me feront jamais renoncer à mes rêves.

    Lorsque j’ai fini par rencontrer celui qui m’a offert un amarrage dans le sol fertile de son cœur, j’ai su que j’étais enfin arrivée à bon port. Son premier cadeau fut un joli pendentif avec le symbole de l’infini. Aujourd’hui encore, alors que mon amour s’est éteint doucement dans mes bras, ce collier me procure toujours la même impression. L’amour ne finit jamais, il nous accompagne jusqu’à notre dernier souffle.

    Atelier 18 de la fée Capucine

    Maridan 27/02/2017

    « Rêve d'enfant - Le pantoumAtelier N°4 - 2017 »
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  • Commentaires

    2
    Lundi 27 Février à 18:18

    Coucou Maridan

    Quel beau texte de vie... Toi ausi tu es une écorchée vive... Parfois on se demande ce que l'on a fait, pour mériter ça... Mais la vie à sans doute ses raisons et nous les ignorons pour l'instant...Peut-être qu'à la fin de notre vie on connaîtra le pourquoi de ce chemin de vie...du moins on l'espère tous.

    Merci mon amie très beau témoignage.

    Passe une belle soirée

    bisous mon amie

      • Mardi 28 Février à 14:19

        je suis heureuse que mon texte ait su te toucher, mais c'est une fiction. Nous nous servons souvent de nos expériences pour écrire, ensuite nous mettons en forme. Merci d'avoir su l'apprécier.  Quant au reste, nos expériences bonnes ou mauvaises sont la raison de notre passage ici. Nous devons apprendre pour ne pas transmettre à nos enfants nos traumatismes qui peuvent se projeter sur les générations futurs. Gros bisous

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