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    Merci à ma chère Nathie13or pour mon joli fond coloré. Vous trouverez toutes les merveilles qu'elle offre généreusement à son adresse :  Nathie13or

  • Je vous invite à découvrir l'univers de Chaba, une masseuse qui vous remet sur pied en une heure de bonheur. Réservé uniquement aux dames

    https://www.les-mots-de-montpellier.com/siam-elle-bien-etre-a-villeneuve-les-maguelone

     

    Une bonne adresse à Villeneuve les Maguelone

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  • Coucou les amis ! Bonjour à vous tous, vous êtes nombreux à avoir découvert les textes de "ouvrez les guillemets 63" lors des ateliers d'écriture.

    Elle vient d'être sélectionnée pour participer à la finale du Grand prix Hiver 2018-2019 de SHORT EDITION. Alors je vous invite à découvrir son texte et à voter pour la soutenir. Je vous invite à découvrir son message

     :

     

    " Ecrire pour être lu et apprécié est le rêve secret de tout auteur n'est-ce pas ? Je touche du doigt ce rêve grâce à ma page sur la plateforme littéraire de Short Edition. L'un de mes textes a été retenu par le Comité de lecteurs pour concourir dans le Grand Prix Hiver 2018 2019.

     

    • Qui aurait pu prédire que "Merveilleuse perdition" atteindrait les rives de cette finale très relevée au terme de trois mois de navigation sur Short Edition ? 
    • Certainement pas moi, mon capitaine !
     
     
    Telle une mer d'huile parfois agitée de soubresauts tempétueux, cette histoire a semé ses petits galets en chacun des lecteurs, auteurs, curieux d'un jour ou fidèles compagnons de mots. Elle a résonné en autant de sons, d'images et de souvenirs.
    Elle a aussi soulevé des vagues d'émotions et fait plonger certains d'entre eux jusqu'aux sources de leur propre histoire.
    S'ils ont fait escale sur ma page et ont soutenu"Merveilleuse perdition" contre vents et marées, peut-être en ferez-vous de même ?! Alors je vous invite ici :
     
     
    Lisez, aimez, commentez... et votez ! Vous avez jusqu'au 21 décembre !! Merci à vous !! "
     
    Voilà ! J'espère que son appel sera entendu, car elle le mérite vraiment. Amitiés à vous tous
     
    Maridan 3/12/2018
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  •  

    Atelier 79 chez Ghislaine

    Trois minutes, vite, vite. Ne sois pas grognon. Allez ma belle, avale tes champignons en vitesse et en même temps chauffe tes méninges, fonce à ton clavier et improvise. Ce n’est pas si difficile d’écrire. Non, tu n’es pas en panne. Recherche le chaînon qui te mènera à la solution.

    Il te suffit de donner quelques miettes de ton temps à une amie. Oui, je le sais, calme-toi, tu es fatiguée et l’écran te fatigue les yeux, mais après tu pourras te détendre avec un verre de Sauvignon. Tu auras le sentiment qu’une fois de plus, grâce à ton amie, tu as vaincu la feuille blanche. Et puis tu sais que ton amie Ghislaine adore ces jeux d’écriture, alors voilà, tu as rempli ta mission retourne te reposer dans ton petit cabanon.

     

    Maridan 20/11/2018

     

    http://ghislaine53.eklablog.com/atelier-no-79-recap-du-no-78-a150993490

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  • Je ne résiste pas au plaisir de vous faire découvrir ces deux talents. Gem écrit et son ami chante, découvrez ce que leurs deux talents conjugués ensemble ont donné en visualisant cette vidéo

     

    le blog de gem est ici : https://au-coeur-de-moi.blog4ever.com/version-musicale-comme-un-bateau-ivre-par-francois?trck=notif-12535643-1595557-12emq

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  • Mon cher et si tendre amour

    A t’attendre, je me suis desséchée

    Louis est passé me faire la cour

    Inutile de te dire que j’ai foncé.

    Caresser son corps d’athlète,

    Introduire ma langue dans sa bouche

    Et j’ai senti mon cœur faire la fête.

    Ulcéré, tu l’es de voir ma jolie touche.

    Seulement c’est trop tard !

    Et je file avec mon motard.

     

    Maridan

     

    Pour découvrir le blog c'est ici : http://leblogdelenaig.over-blog.com/2018/05/malicieuse-mot-n-7-pour-le-jeu-des-acrostiches-en-attendant-jill-lenaig.html

     

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  • Les années ont passé. Face à son miroir, elle sait que le temps a fait son œuvre. Inutile, pense-t-elle de rechercher un nouvel homme, sa beauté s’est envolée. Elle passe sous les voûtes du presbytère sans s’apercevoir que quelqu’un la suit.

    Lui ignore pourquoi il a décidé de suivre cette femme sur le retour. Elle semble lasse, fatiguée de vivre. Cependant, il y a quelque chose chez elle qui l’attire irrésistiblement. Son visage vient de prendre un air dur. Il aimerait lui faire un joli cadeau, redessiner un sourire sur son visage.

    Sa peau claire lui semble douce. Elle a quitté l’église et se dirige à présent vers une petite  maison en briques rouges. Rapidement il s’approche d’elle et lui pose une main légère sur l’épaule.-    

    •     Madame, s’il vous plaît ! La brûlure d’une gifle a interrompu ce qu’il s’apprêtait à lui dire. Etonnée, elle le dévisage et il éclate de rire.
    •       Sonia ! Incroyable, je ne t’avais pas reconnue.

    Vingt ans, c’est le temps qui a passé depuis sa précédente paire de claques. Chic, il espère ben rattraper le temps perdu.

    Maridan 2/05/2018

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  • Bonjour les amies,

     

    Je souhaite organiser un concours d'écriture. Pour ce faire, j'aurai besoin de vos conseils en matière de cadeaux. Comme vous le savez sans doute, je crée des bijoux, des cartes en scrapbooking, et des textes. Alors à votre avis, quels seraient les prix les plus motivants pour ce concours.

    1) Des parures de bijoux,

    2) Des lots de cartes pour toutes occasions,

    3) La mise en page et la publication des textes qui concourent dans un recueil

    4) Un mix de tout cela

    Je compte sur votre aide pour savoir quels lots seraient les plus motivants. Toutes vos suggestions seront les bienvenues. Par avance, je vous en remercie

    Bisous

     

    Maridan 30/10/2017

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  • L'atelier 48 chez Ghislaine

    photo ; Aniezka Lorek

     

    A trop vouloir paraître, bien des gens oublient d’être. Se voir dans les yeux des autres  n’est pas souvent ce que l’on est vraiment.

    Est-ce pour cela que certains se mettent à déraisonner ? Ils se perdent derrière des façades qui les emprisonnent. Et puis un jour, tout leur corps les lâche. Plus de bras ni de jambes. Ils s’en vont au gré du vent comme des feuilles d’automne.

    L’ombre qui les retient prisonniers devient de plus en plus sombre et profonde. Même le chant de l’oiseau au printemps ne peut les ramener à la vie. Les étés se suivent et se ressemblent, mais la vie les déserte.

    Un jour, leurs yeux s’ouvrent à la suite d’un choc émotionnel, ou d'un cancer ou autre et l’hiver de leur vie est là !

    Est-ce pour cela qu’ils doivent baisser les bras ? Je suis certaine que non ! La vie est un bien précieux dont il faut goûter tous les fruits, sans ce préoccuper de ce que les autres pensent de nous. L’important c’est d’être et d’aimer ce que l’on est, car sinon comment aimer les autres ?

     

    Maridan 19/10/2017

     

    L'atelier de : Ghislaine

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  • Atelier 39 chez Ghislaine

     

    La folle luciole

     

     J’ai toujours joué les glorioles

    Tantôt en faisant des cabrioles

    Parfois à bord d’une carriole

    Et tout cela pour quelques babioles

    Ou quelques élixirs en fioles

    Qui ont fait de moi un mariole

    Aux yeux des autres bestioles

    Maridan 2/07/2017

     

     

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  • LGBT

    Résultat de recherche d'images pour "lgbt"

    Ne pas pouvoir dormir

    A force de souffrir

    Après les souffrances du corps

    Conjuguer la douleur des non dits

    Des mots assassins qui meurtrissent

    Pour des enjeux de pacotilles

    Qui n’ont d’autres buts que l’image

    D’un homme que je ne serai jamais

    Alors à quoi bon continuer

    Si à la nuit venue

    Il me faut dormir à l’auberge des culs tournés

     Dans ma tête cette tumeur qui enfle

    Et un dégoût si profond de la vie

    Qu’il me vient l’envie de jeter l’éponge

    Aimer, à quoi bon, quand c’est pour lutter contre des moulins à vent

    Aimer, sans retour

    Aimer à se perdre

    Aimer et se sentir perpétuellement rejeter comme une merde

    Une souillure qui incommode sa vue

    Pauvre étron posé là sur son chemin comme une gangrène qu’il subit

    Partir, ne plus penser, se laisser mourir pour rejoindre mes chers disparus.

     Marre de l’entendre se moquer de moi,

    Me  ridiculiser devant tous ceux qui nous croisent

    Et que cela n’amusent pas

    L’écouter me jeter ses vérités toutes faites à la figure

    Et me sentir sali par chacun de ses mots

    Après ma mère, ma fille, c’est l’homme que j’aime

    J’ai envie de crever de me jeter dans le vide,

    Je manque de courage.

    Partir et ne plus songer à rien si ce n’est à en finir

    Quand aurais-je enfin cette force ?

     

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  • les jolis tubes de Nathie13or

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  • Henriette est une jeune femme qui manie l’aiguille à coudre avec habileté. Du fait de sa hauteur, elle trouve rarement des vêtements à sa taille. Depuis qu’elle a seize ans, elle coud elle-même ses toilettes.

    Ce matin, une fois de plus, elle se rend au marché Saint Pierre pour choisir un tissu fleuri. Elle a très envie de se faire une robe longue. Le vendeur la regarde avec un air hébété. Visiblement, c’est un nouveau. Il faut dire qu’avec ses deux mètres de haut, sa tignasse rousse flamboyante, ses talons haut de dix centimètres et son ensemble arc-en-ciel, elle ne laisse personne indifférent. D’un hochement de tête, elle lui indique un rouleau de fleurs sur fond vert bouteille qui lui plaît beaucoup. Une fois son coupon réglé, elle sort et se dirige à pied vers le Sacré Cœur. L’horizon c’est enflammé pour son plus grand plaisir. Elle adore ce quartier si vivant, si coloré. Un peu plus loin, elle est heureuse de retrouver Grégoire qui l’invite à dîner.

     Au menu, homard thermidor, décidément, ce garçon sait vivre.

     Son galure posé sur le côté gauche de son visage lui donne un côté gavroche. C’est certain, il a l’allure d’un vrai Titi parisien ! Près d’eux, posé sur un guéridon, un mainate accueille les clients d’un tonitruant : « salut mon pote ! »

     Cela l’amuse beaucoup. Ce restaurant est un peu vieillot, il a survécu à deux guerres. Elle aime son ambiance un peu surannée, cela la change de la gargote dans laquelle elle s’échine depuis deux ans. Une vraie galère ce job. Elle s’efforce de penser à autre chose.

     Le dîner terminé, ils sortent main dans la main du restaurant. La nuit est tombée et il fait froid. Elle ne peut s’empêcher de grelotter. Grégoire en profite aussitôt pour la serrer dans ses bras et lui rouler une galoche, historie de la réchauffer lui dit-il.

     « Je suis le gardien de ta flamme intérieure, ma chérie ! Que dirais-tu de courir jusque chez moi histoire de faire remonter ta température ? »

    Résultat de recherche d'images pour ""jeune femme rousse"" Le goût de ses lèvres qui ont trempé dans le Moscato d’Asti est délicieux. Cette nuit, une fois encore et grâce à lui, sera belle.

    Maridan 17/05/2017

     

    Le blog d'Arlette : http://feecapucine.eklablog.com/

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  • Je viens vers toi, lentement,

    Doucement, je t’appelle

    Je suis flamme, un moment

    Hier n’est qu’une ritournelle

    Demain n’est pas encore arrivé

    Aujourd’hui serre-moi dans tes bras

    N’aies pas peur, aucune nervosité

    Savoure mon relâchement à ton pas

    C’est l’instant agréable

    Où je fais preuve d’ubiquité

    Près de toi, je suis adorable

    Mais en pensée, je continue de l’aimer.

     

    Atelier 9 Mon texte

    Maridan 15/05/2017

     

     

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  • Joyeux anniversaire, à la merveilleuse fille de notre amie Ghislaine. Que ceux qui t’aiment te couvrent de fleurs, de pensées tendres et de mots d’amour afin de te souhaiter une année pleine de joies et de tendresse.

     

    Pour ma part, chère Séverine, permets-moi de t’offrir cette modeste illustration. Gros bisous à toi et à ta chère maman

    Joyeux anniversaire Séverine

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  • Courage mon amie, te voilà face à face avec ce cochon, coupable de couardise. Les coups bas, de ce couard sont nombreux. Mais toi, ma couleuvre, au lieu de rester couchée sous ta couette à couiner, je ne sais pas moi, coupe-lui ses coucougnettes Tu brules ses coussins. Ce couillon mériterait bien quelques coupables vengeances. J’ai quelques idées à te soumettre pour calmer ton courroux :

     Mots en cou chez Ghislaine

    • Tu lui couds les jambes de ses pantalons,
    • Coupe-lui les cheveux pendant qu’il dort,
    • Invite un coupe-jarret à lui péter quelques couronnes.
    • Prépare-lui un court-bouillon infâme. 
    • Laisse ce coureur te faire mille courbettes pour se rattraper. 
    • Instaure un couvre-feu, pour qu’il apprenne la courtoisie, lui qui a coutume de te trahir et qui pour couvrir ses envies de couscous n’hésite pas à couper à travers des coupe-gorge. Sans compter que ce besoin lui a donné un teint couperosé du plus mauvais goût.
    • Enfin, quand tu le sentiras près à couler, couvre le d’injures.
    • Laisse tomber le couperet et jette le dehors à coup de coude, et de coups de pieds et n’oublie pas de lui rendre son couvre lit et les couches culottes de ta nièce que tu auras pris soin de défaire sur son couchage préféré.

     

    Voilà ma couguar préférée, te voici libre de créer un couple plus coulant, que dirais-tu d’oublier la couperose de ce coupe jarret ? Allez bisous ma cousine.

    Maridan 

    Le blog de Ghislaine : http://ghislaine53.eklablog.com/

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  • Ma chère Solène, tu me vois désolé de ne pas soliloquer avec toi. Etre une solliciteuse n’est pas la solution à ta solitude.  Demande moi de faire les soldes avec toi, de t’accompagner à tes cours de solfège, par solidarité, je le ferai. Même si tu le sais mon métier de soliste m’a appris à très bien vivre en solo.

     

    Toi, tu te poses en soldat, tu es devenue solitaire, car tu imposais aux autres la solidarité qui est ton crédo à toi. Je ne vais pas solutionner tous tes problèmes, mais agissant comme tu l’as fait avec tes amis, tu as perdu ta solvabilité. Aucun d’entre eux ne te prêtera un sou pour te sortir de cette mauvaise passe. Je te le dis solennellement et pour la dernière fois. Tu te rêvais à la tête d’une soldatesque luttant contre la misère. Tu n’es plus solvable dans ce rôle.

     

    Moi, je veux juste t’inviter à déguster une bonne sole, après une jolie balade à solex dans notre chère Sologne. Cesse de me solliciter pour un oui ou un non. Je ne suis plus dupe. Je suis le seul ami solide qui te reste. .

     

    Maridan 13/04/2017

     

    Merci à Ghislaine pour cet atemlier passionnant. son blog : http://ghislaine53.eklablog.com/

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  • 1ère partie du texte :

    http://www.maridan-gyres.com/defi-22-de-la-fee-capucine#message_1933396970

    Le ferry vient d’arriver à Olbia. Elle descend avec sa valise et demande à un taxi sur le port de la conduire à la petite maison qu’elle a réservée au bord de la mer. Après dix minutes de route, le chauffeur stoppe au bout d’un chemin cahoteux.

     

    Elle fouille dans son sac et découvre avec angoisse que son portefeuille a disparu. Son émancipation commence mal. Elle rentre dans la maisonnette, ouvre sa valise et sort son chéquier, qu’elle avait pris la précaution de cacher dans le double fond de son bagage. Elle paie le chauffeur et lui demande dans son italien précaire comment déclarer sa perte aux autorités.

     

    Après avoir obtenu ses réponses, elle prend le temps de s’installer confortablement. Puis elle explore la petite maison et découvre qu’il y a deux jolis vélos en parfait état dans le garage. En outre, comme elle a pris une carte de l’île en arrivant, elle découvre les chemins qui bordent la côte et peuvent être empruntés en vélo.

     

    Après avoir réuni le nécessaire, elle décide de partir pour la petite ville d’Olbia. La balade en vélo est jolie. Toutes les routes sont bordées d’une multitude de fleurs odorantes et forment un écrin divin au bord de mer.

     

    Après une petite heure de route, elle arrive enfin au commissariat. Par chance l’un des carabiniers parle français et c’est donc lui qui prend sa déclaration. Avec gentillesse, il lui propose d’utiliser son téléphone. Elle appelle son amie qui lui promet de faire le nécessaire.  

    Renseignement pris auprès du policier, elle découvre qu’elle va pouvoir faire du troc avec les touristes, sous réserve de reverser une taxe à la mairie. En sortant, elle sourit à l’homme qui l’a aidé. A son arrivée, elle trouvait qu’il avait vraiment une sale tronche, mais à présent qu’elle le trouve sympathique elle se reproche cette idée préconçue.

    Atelier 31 chez Ghislaine

    Pendant qu’elle attendait son laisser passer, elle a jeté un coup d’œil sur les affiches des personnes en cavale dans l’île. La secrétaire qui lui délivre ses papiers provisoires lui demande si elle en a vu sur le ferry, mais elle lui répond qu’elle n’a vu que la magnifique citadelle qui se dressait sur lîlot rocheux à l’arrivée au port.

    Ses papiers en poche, elle se rend au village où elle fait quelques courses de première nécessité. Le soleil se couche lorsque elle reprend la route de sa maisonnette. Elle range son vélo dans le garage, range ses courses et enfin ressort admirer l’horizon qui s’est enflammé. Elle a la sensation d’avoir enfin atteint son but. Pour la première fois de sa vie, elle se sent à sa place. Comme si de tout temps, elle avait été prédestinée à ce lieu.

     

    Jusqu’ici, elle a toujours fait semblant d’être celle que l’on attendait d’elle. Plaire aux uns et autres lui avait apporté son lot de désillusions.

    Repue par cet étrange sentiment de bien-être, elle rentre dans la maison et ferme porte et fenêtres. Demain, elle sortira pique-niquer au bord de la mer. L’agent de police lui a parlé d’une jolie plage à une heure de chez elle, et elle a hâte de la découvrir. Elle prépare son déjeuner pour le lendemain et se fait réchauffer une soupe toute prête, car elle n’a pas très faim ce soir. Les émotions lui ont coupé l’appétit.

     

    Après une nuit de repos, elle se réveille en pleine forme. Elle déjeune rapidement et prépare son matériel d’aquarelle, son repas, et deux bouteilles d’eau. Puis elle dépose tout cela dans le panier du vélo.

    Atelier 31 chez Ghislaine

    C’est une agréable journée. Le soleil est déjà haut et elle se régale des paysages qui se succèdent. A un moment, elle voit un panneau qui indique un lac. Et pourquoi pas ! Elle a bien le temps de voir les plages. Ce sera donc une visite au milieu des bois. Après un peu plus d’une heure de route, elle découvre enchantée un paysage idyllique. Elle prend quelques photos, qui lui serviront à terminer son travail à la maison. Puis elle le range dans son sac.

     

    Elle prend son tabouret pliant, prépare sur sa palette les couleurs du paysage qu’elle a sous les yeux, et enfin, elle saisit son pinceau chinois. Rapidement, elle trace les grandes lignes en gris payne. Un peu plus loin sur la droite, il y a un vieux pont romain qui permet de traverser la rivière qui alimente une sorte de piscine naturelle. Demain, elle reviendra peindre l’autre côté du lac. Elle déjeune avec plaisir pendant que ses fonds sèchent. Puis, elle s’allonge et s’endort. Elle s’éveille à seize heures. Il n’y a pas âme qui vive aux alentours. Ravie, elle pose quelques couleurs, trace rapidement les principaux éléments du paysage et une heure plus tard, l’aquarelle est bien avancée. Elle finira chez elle, car il est temps de rentrer.

     

    Sa première journée de liberté a été une magnifique réussite. Elle fixe avec précaution sa feuille sur son support, et range tout son matériel. Elle boit et se remet en route. Il fait bon, un vent agréable balaie son visage. Les odeurs des seringas, des genets se mélangent et l’enchantent. Elle arrive enfin chez elle, fatiguée, mais heureuse comme  elle ne l’a jamais été. La liberté a une saveur qu’elle ne connaissait pas et elle sait qu’elle aime cela.

    Maridan 4/04/2017

     

    Le blog de Ghislaine : http://ghislaine53.eklablog.com/atelier-no-31-du-1-avril-recap-du-no-30-mots-en-sol-a129156958

     

     

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