• Halloween wallpaper

    Âmes en errance

    Surgies du coeur de la nuit

    C'est l'heure de danser

     

    Maridan 13/11/2017

     

    Le blog d'Assoula

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    Défi 40 de Mil et une

    Il y a bien longtemps, j’étais un très vieux chêne. Mes racines plongeaient profondément dans le sol et me liaient à mes congénères. Grâce à cela, nous pouvions communiquer ensemble, nous soigner les uns les autres et la forêt était notre famille. Au fil des siècles, j’ai vu les hommes devenir de plus en plus nombreux et prendre de plus en plus de place.

    Un jour, la lune est venue éclipser le soleil et le cauchemar a commencé. Un chamane leur a dit qu’il fallait couper des arbres pour produire des légumes et nourrir leurs familles. Alors, ils se sont mis à détruire nombre de mes frères et petit à petit la forêt s’est clairsemée.

    Je me rappelle la voix de baryton du barde qui célébrait avec fougue le massacre de mes amis. Ce vieux filou à la barbe blanche et aux cheveux poivre et sel, pour une raison que j’ignore, déclara que je devais disparaître, moi aussi.

    Une fée de mes amies empêcha ce drame en me transformant en un homme de bois attaché solidement au sol de ma douce forêt. Devant ce miracle, les hommes s’agenouillèrent devant moi et le barde fut exclu de leur tribu. Il déploya avec force toute sa diplomatie, mais ne réussit pas à se soustraire à son châtiment.

    Après son départ, le souffle salvateur du vent vint me caresser et renforcer mon aura. Mais mon feuillage et mes branches me manquaient terriblement. Heureusement, mon système racinaire avait survécu à ma métamorphose et je pus ainsi éviter l’exil qui m’aurait détruit aussi sûrement que l’abattage. Mes amis me transmirent un peu de leurs forces et renforcèrent mon âme qui se serait perdue sans eux.

     

    Aujourd’hui, mes vieux compagnons font parfois preuve de jalousie devant l’adoration que me portent les hommes. Cependant, ce matin, après des siècles, j’ai senti l’éclosion d’une feuille. Et vous savez quoi ? Cela m’a rendu follement heureux.

     

    Maridan 3/10/2017

     

    Le blog de Mil et Une : http://miletune.over-blog.com/

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  •                             Cruel Adonis

     Résultat de recherche d'images pour "don juan"

    Ah ! Mon tendre amour

    Devineras-tu ce que tu m’inspires ?

    Où finirons-nous ce jour ?

    Nichés l’un contre l’autre en un soupir

    Il ne sera pas de bonheur plus délicieux

    Si ce n’est celui réussit de nos adieux

     

    Maridan 21/09/2017

     

     

    Le blog de Bill Jill http://jill-bill.eklablog.com/

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  • Défi 47 chez Ghislaine

     

    Enfin une bonne nouvelle ! Depuis le temps que j’espérais cela. J’ai travaillé comme un dingue, quatorze, quinze heures par jour. J’y ai perdu la femme de ma vie et mes enfants. L’attente a failli me rendre fou, mais ce matin, lors de la réunion de direction, la question de la création d’un poste de directeur adjoint a enfin été mise à l’ordre du jour. Toute mon équipe m’a plébiscité avant que mon boss ne m’appelle dans son bureau.

     

    A présent, je suis seul avec mon patron qui m’explique que ma vie va changer. La bonne blague, dix ans que je trime comme un malade et à choisir, je suis prêt à m’investir encore plus. Sans compter que le chèque qui va avec le poste va me permettre de mettre une piscine dans mon jardin où mes fils et moi on pourra se détendre lors de mes trop rares temps de repos.

     

     

    Maridan 14/09/2017

     

    Le blog de : Ghislaine

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  • A L’âge où les enfants vont à l’école,

    Assise sur mon banc, je rêvais d’Eole.

    Je ne portais pas de belles chaussures

    Ni de belles toilettes, ça c’est sûr !

     

    Dans ma trousses quelques beaux crayons

    Pour dessiner des princesses sans haillons.

    C’est souvent le clocher de l’église

    Qui me faisais oublier mes bêtises.

    Je n’avais qu’un rêve, celui de jouer.

     

    A la cantine, je n’aimais rien manger,

    Cela rendait fou notre instituteur

    Qui essayait en vain de me faire peur.

    Quand vint l’époque du certificat

    Plus aucun enseignant ne croyait en moi

    Mais j’obtins ce diplôme sans effort

    A revoir leur tête, j’en rigole encore

     

    « Qui a eu cette idée folle,

    Un jour d’inventer l’école… »

    Je vous jure que ce ne fut pas moi

    Qui aimait bien trop rire aux éclats.

     

     

    Maridan 12/09/2017

    Le défi est visible chez mon amie Assoula ici ---> http://chezassoulawarda.canalblog.com/albums/atelier_d_assoula_les_themes/index.html

     

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  • Atelier 46 chez Ghislaine  vert

    Défi 126 d'Evy le thème est l'ombre

    Défi du 6/9/17 Jill Bill violet

    Défi Miletune rose fluo

    Le nid des mots rouge

    La nouvelle petite fabrique d'écriture  bleu

     

    Et pourquoi pas !

     

    Comme la nuit tombait, Gilles décida de rentrer. Le ciel avait pris les couleurs chaudes l’automne. Seul face au coucher de soleil, il laissa son esprit vagabonder au-delà de l’horizon.

     

    Sa vie avait été ponctuée de voyages autour du monde. À toujours se presser, à ne jamais poser ses valises, il était passé à côté du bonheur. Pourtant, il y avait eu cette rencontre magique qui avait failli changer le cours de son existence. Une femme, une vision, un rêve éveillé qui aurait pu le pousser vers le bonheur.

     

    Audacieuse et si belle

    Nul n’aurait pu l’arrêter

    Gracieuse et rebelle

    Elle l’avait abandonné

     

    Elle avait emporté avec elle la clé de son cœur. Il n’avait pas supporté le choc de sa disparition. Après une crise de désespoir infini qui l’avait fait sombrer au cœur des ténèbres, il avait réussi à reprendre pied dans la réalité, mais son cœur était resté prisonnier des limbes. Un matin, il avait enfin ouvert sa porte et avait commencé à voyager aux quatre coins de la planète. Il noyait souvent sa souffrance dans les alcools ambrés qui lui rappelaient la couleur de la peau de son bel ange, trop tôt disparu. Naviguer à travers l’obscurité de son âme ne lui faisait plus peur. Il en arrivait à envisager sa propre mort avec soulagement.

     

    Un coup de klaxon le tira de sa rêverie éveillée. Il détourna ses yeux de l’horizon et prit le chemin du retour. Arrivé chez lui, il posa son chapeau sur le guéridon de l’entrée. Il avait soudain, une furieuse envie d’écrire.

     

    Il se dirigea vers son bureau, prit une feuille de papier et son stylo-plume et posa les premiers mots.

     

    « La première fois qu’Ange entra dans ma vie, elle était assise sur un cheval de bois qui faisait virevolter ses longs cheveux blonds. Cette créature, si féminine, riant aux éclats, sur ce vieux manège de chevaux de bois, avait quelque chose d’irréel.

     

    Moi, je n’étais qu’un cuisinier du dimanche venu là pour une pause salvatrice, après des heures passées en cuisine dans une chaleur infernale. Le sandwich que je m’apprêtais à dévorer n’arriva jamais jusqu’à ma bouche. La vision de cette merveilleuse créature m’avait immobilisé.

     

    Je fus bien content de la voir descendre de cheval et se diriger vers moi. Je devais avoir un air stupide, car elle m’aborda en riant.

     

    - Si vous ne mangez pas ce casse-croûte, je vous le rachète. Je meurs de faim !

     

    J’étais abasourdi. Je me retournai vivement, mais il n’y avait personne derrière moi. C’était donc bien moi le destinataire de cette demande. Sans un mot, je lui tendis mon repas.

    Elle éclata de rire !

    - Ce n’est pas possible ! Vous êtes muet !

    - Non ! Subjugué !

     

    C’est ainsi que tout avait commencé. Nous avions poursuivi autour d’un café dans un petit bar tout proche. Elle m’apprit qu’elle était standardiste pour les vacances, mais que son grand projet était de devenir chanteuse auteure-interprète. Nous avions vécu un an d’un amour fusionnel et puis un matin, elle m’avait réveillé en me secouant comme un prunier.

     

    -          Je l’ai !

    -          Tu as quoi ?

    -          Ma chanson

    -          Hein !

    -          Écoute, la chanson s’appelle « Eh ! Pourquoi pas ! » :

     

    Et si le bonheur

    Devenait un choix

    Si ma vie en couleur

    Dépendait que de moi

     

    Eh ! Pourquoi pas !

    Pourquoi ne pas décider de ça !

    Pourquoi pas !

    Pourquoi ne pas se battre pour ça !

     

    Et si le monde était là

    Là tout autour de mes doigts

    S’il suffisait d’aimer pour cela

    D’aimer tous les êtres, quels qu’ils soient !

     

    Eh ! Pourquoi pas !

    Pourquoi ne pas décider de ça !

    Pourquoi pas !

    Pourquoi ne pas se battre pour ça !

     

    Et si le temps n’existait pas !

    Qu’il n’avait plus de poids sur moi !

    Alors je lâcherais mes ailes

    Pour qu’elles me mènent jusqu’au ciel

     

    Eh ! Pourquoi pas !

    Pourquoi ne pas décider de ça !

    Pourquoi pas !

    Pourquoi ne pas se battre pour ça !

     

    Je partirai dès demain

    Parcourir tous les chemins

    Qui mènent aux cœurs des humains

    Pour unir ensemble toutes nos mains

     

    Eh ! Pourquoi pas !

    Pourquoi ne pas décider de ça !

    Pourquoi pas !

    Pourquoi ne pas se battre pour ça !

     

    Un mois après ce réveil brutal sa chanson était sur toutes les radios et elle partit en tournée. Au début, elle m’appelait tous les soirs. Puis ce fut une fois par semaine et un matin, la radio annonça sa disparition dans un crash aérien.

     

    Mon Ange avait pris son envol ! »

     

    Lentement, Gilles pose son stylo-plume. Il range son texte dans le premier tiroir de son bureau et sort son arme du tiroir central. Après avoir éteint toutes les lumières, fermé sa porte à clef, il se dirige vers la falaise. Il en a assez d’attendre que les ombres l’emportent. Il jette un dernier regard sur le ciel flamboyant et presse la détente.

     

    Maridan 6/09/2017

     

     

     

     

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  • Réalité virtuelle

    Comment me suis-je retrouvé là ? Je l’ignore, mais en me levant ce matin là, j’ai aperçu une vision de cauchemar. J’étais à l’intérieur d’une masure puant l’humidité. Les murs faits de bric et de broc semblaient proches de l’effondrement. Mes pieds en touchant le sol s’enfoncèrent dans une boue malodorante.

     Arrivée hors de la cabane, la tristesse qui me prit à la gorge trouva son origine dans les regards sans vie des enfants qui fouillaient les décombres. Ici pas de train pour fuir la misère, aussi loin que se portait mon regard, je ne voyais que ruines et désolation. De la boue, des baraques balayées par quelques cyclones, tornades ou autres dérèglements climatiques.

     Je me mis à douter de ma raison. C’était un cauchemar. Je devais encore dormir. J’avançais un peu perdu, tentant tant bien que mal d’aider ces malheureux qui cherchaient ce qu’ils pouvaient sauver du désastre. Si peu de choses.

     La vérité sur nos débordements m’était dévoilée de façon brutale, mais je savais que je ne sortirais pas indemne de cette confrontation. Je me fis la promesse de témoigner de l’horreur de cette vision. Du drame qui s’était joué ici. Comment le faire ? Pas de crayon, pas de papier, pas de radio où témoigner. Nous étions tous là, impuissants devant cette nature que nous aimions tant et qui nous avait frappé nous, les innocents, nous qui l’avions toujours respectée.

     Lorsque enfin, je sortis de ce cauchemar, je n’eus plus qu’une envie… Me saisir d’une feuille et d’un stylo pour écrire mon expérience. Pour tenter d’influencer quelques personnes qui, à leur tour, auraient envie de partager mon expérience virtuelle pour changer nos comportements.

     Depuis ce jour, lorsque je prends une douche, je me mouille. J’éteins l’eau, je me savonne et enfin je me rince. Je fais pareil pour ma vaisselle. Je trie mes déchets. J’ai pris des poules qui consomment mes restes alimentaires. Ce sont de toutes petites choses, mais à la façon du colibri, je fais ma part. Mon vélo a remplacé ma voiture pour les trajets de moins de trois kilomètres, et je fais mes courses chez les producteurs locaux. Tant pis pour ces produits exotiques dont la facture carbone est si lourde. J’ai laissé tomber la chimie pour mes traitements et si je dois mourir ce ne sera pas à cause des laboratoires.

     Maridan 30/08/2017

     

    L'atelier de Ghislaine http://ghislaine53.eklablog.com/atelier-de-ghislaine-c28669842

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  • Résultat de recherche d'images pour "bébé joue avec son frère" 

    Le bébé joufflu est joyeux. Il aime bien jouer avec son grand frère qui jongle, cet affreux jojo, en faisant d’horribles grimaces. Mais juin se termine et à cette idée, le grand frère jubile. Juillet c’est les vacances et le départ pour la mer.

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  • Atelier chez  Ghislaine N° 41

    Résultat de recherche d'images pour "philosophe" 

    Jean Huber - Un dîner de Philosophes

    Comme le disait mon père ce grand philosophe, les mots ne laissent pas toujours entendre ce qu’ils cachent. Il faut parfois toucher du bout des doigts la vérité pour trouver enfin le sens caché de certains écrits.

     

    Car souvent, un exalté sort de grandes et belles phrases qui n’ont d’autre but que de vous faire sentir sa supériorité. Il n’a pas pensé, une seconde, qu’il pouvait vous ennuyer.

     

    Mais ce soir, parmi tous ces amis philosophes, grands penseurs du vide, vous avez soupiré et votre esprit s’est libéré dans cette expiration.

     

    Maridan 10/07/2017

     

     

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  • Atelier 11 - Maridan

    Résultat de recherche d'images pour "vivre" 

    Les prêtres nous promettent le Paradis si nous savons écouter leurs recommandations. Mais certains d’entre eux ne les respectent pas.

     J’ai pris la mesure de tout ceci lorsque j’étais encore une enfant. Malheureusement, je ne suis pas femme de compromis et je me suis éloignée de toutes ces fadaises très tôt. Mon Dieu à moi est amour, il n’obéit à aucun signal divin, n’impose rien si ce n’est de nous aimer les uns et les autres. Son message est tendresse, compassion, générosité, humilité.

    Pour construire une humanité apaisée, nul besoin d’aventures insensées. Je l’ai compris alors que j’avais cinquante ansLe jour où j’ai appris que j’avais un cancer, sans consulter personne, sans demander d’autorisation à qui que ce soit, j’ai décidé de tout plaquer.

    Certains devant la maladie deviennent raisonnables, ce ne fut pas mon cas. Le cancer m’a libéré de mes entraves et j’ai décidé de vivre au jour le jour et d’en profiter au maximum.

    Que m’importe les méchants esprits ! Désormais, seul mon bien-être compte. 

     Arlette, la fée Capucine

    Ateliers 30-31-32 Fée Capucine

    A quelle heure mon destin sera-t-il scellé ? Je l’ignore, c’est le hasard qui en décidera ! Mais est-il bien utile de le savoir ? Pas sûr !

    Ce matin mon plaisir a consisté à suivre du regard un hérisson qui s’était roulé en boule en m’apercevant. Puis mon chat qui s’étirait dans l’herbe en me lançant des ronrons enjôleurs. Enfin en cueillant mes magnifiques roses pour en faire un bouquet odorant. Tout cela m’a enchantait et fait de ma journée, qui débutait, un bon moment.

    Hélas, un camion bruyant à fait fuir mon hérisson et s’envoler vers d’autres hauteurs mon couple de tourterelles.

    Quand des heures sombres s’annoncent, je file près du vieux hêtre que les années ont courbé vers le sol et je me pose sous son ramage à l’ombre apaisante. S’il est tard, je peux entendre le hibou lancer son cri perçant, mais c’est juste quand je commence à m’assoupir que le parfum du jasmin me tire de ma rêverie éveillé. Pourquoi cette odeur me rappelle-t-elle les jacarandas du Kenya ? C’est sans doute lié au fait que près du jasmin, il y a un solanum aux petites fleurs violettes.  Le Kenya… Que j’ai aimé ce somptueux pays, ses habitants chaleureux et souriants.

     5 défis en unJaillissant des arbres, il n’était pas rare de voir des singes vervets aux petites coucougnettes bleues turquoise se retrouver sur la table et emporter avec eux nos  aliments, mais aussi, nos clefs, nos tubes de protection solaire, les sacs d’infortunées dames qui avaient omis de les ranger.

    Singes vervet

    Lorsque la nuit tombait sur la jungle, il était judicieux de rentrer se mettre à l’abri. Ne pas oublier de fermer nos fenêtres, afin d’éviter la visite impromptue de quelques primates ou pire encore.

    Les images de ce merveilleux voyage de noce s’éloignent et je reviens à ma réalité de ce jour. Mes voyages, mes amis, mes différents postes de travail ont nourri mon imaginaire et je me suis beaucoup servi de lui pour conter mes histoires. Mais est-ce la maladie qui induit cette introspection sur moi-même, aujourd’hui, ou plus simplement ma créativité qui me libérant l’esprit et me laisse du temps pour penser ?

    Les ignares auront des tas de théories à me vendre, mais non merci ! Ici et maintenant, je vis sans me poser de question. J’admire l’explosion coloré de mes somptueux iris. Leur floraison ne dure qu’une quinzaine de jours, mais que c’est beau, je peux rester des heures à les contempler, à les peindre, à les prendre en photos. Certes mon jardin n’impressionnera personne, mais à moi, il me donne l’illusion d’être un Claude Monet. Qu’importe mon ignorance en matière de jardinage, je réussi tout de même à avoir des fleurs toute l’année.

     5 défis en un

    Le bonheur m’envahit dès que je me poste sur un transat, à l’ombre de mon gigantesque palmier, avec mon thé « nuit à l’opéra » de la maison Mariage frères. Je le laisse infuser cinq minutes et puis j’entre au Paradis. Le cancer a quitté mon esprit, ma vie est belle, sereine.

    Ateliers 36 et 37 chez Ghislaine

    Chez Ghislaine

    Une autre de mes grandes joies est la culture de mon potager. Planter des légumes me permet de faire l’impasse sur mes angoisses. Voir mes carottes sortir de terre, mes courgettes fleurir, m’ouvre l’espace. Je me lie à ma mère nourricière, Notre chère Gaïa si malmenée par nous les hommes. Dès qu’on lui donne un peu d’amour, l’attente n’est pas longue pour en recevoir les fruits. C’est un travail plaisir qui me remplit de bonheur. Et puis remplir un filet avec ses propres légumes, c’est une source de joie inépuisable.

    Cela donne raison à nos ancêtres qui travaillaient dur la terre et savaient bien mieux que nous en tirer les fruits.

    Le travail est bon pour la santé, alors plus d’hésitation mes amis, binez, bêchez, sarclez, remuez la terre. Gardez l’esprit ouvert. Donnez de la valeur à votre production en la partageant avec ceux que vous aimez.

    Le clapotis de l’eau me ramène à mon jardin. Un vent léger caresse mon visage. Je ne suis plus un patient, la nature m’offre un répit et je m’en saisi aussitôt. Râler, pleurer, se lamenter ne servent à rien qu’à nous user. Les plaisirs de mon jardin sont inépuisables. Mon souffle s’apaise. Ceux qui vous disent de vous ménager… Méfiance, ne les écoutez pas ! Profitez, vivez, n’est-ce pas là le plus important pour vous ? Il y aura un temps pour le silence, mais il n’est pas encore là ! Pour le moment, j’ai envie de me laisser porter par mes désirs. La mort peut bien me courtiser, je ne suis pas encore prête à poser les armes. J’ai encore trop d’amour à donner.

     

    Maridan 10/06/2017

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  • Au cœur de la nuit, je reste en éveil

    Pas besoin d’une bouteille

    J’écoute chanter la corneille.

    Dehors l’orage s’éveille

     

    Tandis que passe le train de salsepareille

    Je me rêve en promenade sous le soleil

    Brassant des coquelicots butinés par les abeilles

    Demain, j’irai cueillir des groseilles

     

    J’achèterai des viandes à nulle autre pareille

    Pour un bon barbecue, pure merveille

    La prise d’un verre d’eau me réveille

    Fini les parasols et autres appareils

    A cet instant, je ne veux qu’un conseil

    Pour quitter mon état persistant de veille

     

    Et m’engloutir enfin dans le sommeil.

    Maridan 9/06/2017

    Merci à Assoula pour cet atelier. Son blog : Assoula

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  • Atelier 18 chez Arlette

     

    J'ai grandi dans une "cité". Certains diront que je n'ai pas eu de "chance". Ce serait une erreur. J'ai aimé ce brassage des cultures. Nous étions tous solidaires, personne ne restait sur le "carreau." Certes nous n'étions pas bien riches, mais dotés d'un coeur immense et d'une grande tolérance. L'été nous partions pour la "campagne" chez mes grands-parents. C'est là que nous connûmes la "descente aux enfers". Les résistants avaient multipliés les attaques contre les allemands qui, pour se venger, mirent quatre-vingt-dix-neuf "pendus" dans la ville de Tulle.

    Ma grand-mère avait appris par un jeune allemand qu'une rafle de juifs allait avoir lieu. Elle proposa à une voisine de sa soeur d'emmener ses deux filles chez elle. La mère accepta, mais elle préféra qu'elle ne partent que le lendemain. Nous touchons le "fond" lui répondit-elle en l'embrassant.

    Quand ma grand-mère revint les chercher le lendemain, la "famille" avait été emmenée par la Gestapo. Ma mère n'a jamais pu oublier ses deux petites amies trop tôt disparues.

    Résultat de recherche d'images pour "enfants enlevés par les nazis"

    Maridan 1er juin 2017

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  • Une silhouette diaphane, une pâleur spectrale, perdue au cœur de ce paysage de limbes, elle avance ombre désincarnée. Ce matin, la vision de son visage dans son miroir l’a ébranlée. Un instant, elle s’est crue morte et en route pour l’au-delà. Pourtant, jamais, elle n’a songé  à abandonner. Elle est plutôt du genre à saisir la vie. La cause en est simple, elle porte l’enfant de l’ordure.

    L’innocence qui palpite en elle lui demande une chance d’avoir sa propre destinée. Aujourd’hui, le froid est intense. Il fait circuler le sang dans ses veines.

     

    Rentrée chez elle, le feu palpite dans l’âtre. Lentement, elle sent ses muscles se détendre et la chaleur la soulage de ses tensions. Elle repasse alors devant le miroir. Son reflet a changé. Ses joues sont bien rouges et dans ses yeux, la flamme s’est rallumée. Oui cet enfant vivra et elle lui fera une belle vie.

     

    Maridan (publié sur mon blog Catherine Gris Misery le 13/10/2016 suite à un atelier de la Fée Capucine et de Nathie13or)

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  •  

     

    Malicieuse et mignonne la menue Mireille musarde et minaude  en menant son Michel par la main au Marché de Montpellier. Lui mâchouille un chewing-gum et macule son maillot mauve tout juste sorti du magasin militaire où il a magouillé pour échanger une machine à malaxer contre la jolie maille de ce maillot.

     

    Après bien des malheurs, il  a réussi à maigrir, mais manger reste un maléfice pour lui. Maçon depuis maintenant plusieurs mois, il essaie de se maintenir sans se maltraiter. Maîtriser ses accès de malbouffe est manifestement malaisé.

     

    Avant de venir ici, Mireille travaillait à la Mairie de Marseille, mais elle avait demandé sa mutation, car les mecs mataient ses miches en permanence et les maquereaux du vieux port l’auraient bien mis à michetonner avec la mère maquerelle, Michelle la méchante et moche mégère qui l’avait repérée.

     

    Manger avec le maire, le voir mâcher ses moules avec des manières bien peu masculines, puis le voir malaxer le pain en mouillant le tout avec sa bave, sentir sa main macérer sur la sienne, puis l’essuyer sur sa marinière. Tout chez ce minable lui donnait une envie furieuse de se magner à obtenir de ce manipulateur le mandat qui la conduirait à Montpellier. Bien qu’elle l’ait malmené, il ne manifesta pas rancune, ne mégota pas sur sa prime de départ et manifesta même à son égard de mansuétude. Manipuler et manœuvrer pour obtenir gain de cause, elle avait appris à ses côtés. Elle sortit du restaurant, rejoignit les marins Marco et Miguel avec qui elle se marra en racontant les mimiques du maire qui la matant  roulait ses mirettes en tous sens.  

     Résultat de recherche d'images pour "belle fille"

     

    Morts de rire, ils lui proposèrent de la rendre maman pour dégoûter tous les mâles en chaleur de Marseille, mais leur dit-elle son cœur n’était qu’au merveilleux Michel.

    Maridan 26/04/2017

    le blog de tous les défis

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  • la plume d'Evy N° 107 Je suis une grande rêveuse

    Et voilà que la bouche du médecin

    délivre la sanction inattendue

    Venue pour un méningiome bénin

    Je repars avec une tumeur mal venue

     

    Le fait sans doute aurait voulu

    Que je me recroqueville vaincue

    Mais ceux qui me connaissent me savent têtue

    J'ai levé mes yeux au ciel et sourit à l'ange venu

     

    Ne t'en fais pas petit père

    Mon heure n'est pas encore venue

    Et il me reste tant à faire

    Comme ces mots posés pour être lus

     

    Car ils sont nombreux mes rêves

    Comme finir l'Odyssée de Belangèle

    Alors je m'accorde une trêve

    pour admirer les merveilles de notre Terre, si belle

     

    Maridan 26/04/2017 18h

    Le blog d'Evy

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  • Toi ma terre

     

    Toi qui assures ma stabilité

    Toi que de tous temps, j’ai aimé.

    Toi qui as su me redonner

    Le goût de vivre et d’aimer

     

    Toi sur qui je porte mon regard

    A chacun de mes coups de cafard

    Toi qui éloigne le brouillard

    Tu me donnes à nouveau l’espoir

     

    Voir ton ciel qui s’éclaire

    Entendre couler tes rivières

    Naviguer sur tes océans

    Toi, seule au milieu du néant

     

    Toi qui nous donnes à manger

    Toi qui qui sait nous faire rêver

    Toi qui ne réclame jamais rien

    Et pour qui nous sommes des vauriens

     

    Ma chère Gaïa, je t’aime au-delà des mots

    Pour la grandeur de ton monde si beau,

    Pour la fraîcheur de tes bois et forêts

    Que certains veulent raser

     

    Je sens gronder depuis quelques temps ta colère

    Je vois un peu partout se lever l’enfer

    De tes inondations qui lavent tout

    Et laissent les humains à genoux

     

    Mais ce sont toujours les mêmes malheureux

    Qui pâtissent  des désordres des nantis chanceux

    L’homme semble avoir décidé de d’anéantir

    Moi, j’espère partir avant de te voir mourir

     Oeuvre de Siudmak

     

    Maridan 22/04/2017

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  • http://quaidesrimes.over-blog.com/2017/03/defi-n-des-croqueurs-de-mots184.html

     

    phrase du début :"Je ne sais pas trop par où commencer". Philippe Claudel - Les âmes grises.

    Phrase de fin : "Car c’est la suite de l’histoire qui importait. Et ils étaient d’accord pour l’écrire ensemble. " Guillaume Musso – l’instant présent

    "Je ne sais pas trop par où commencer". 

    Faut-il tout dire en vérité ?

    Je suis bien loin de le penser

    Car chacun a ses propres secrets

     

    Cela a commencé par une histoire d’amour

    Celles qui après vous avoir rendu heureux

    Vous laissent un goût de cendres et le cœur lourd

    Celles qui mettent en vous une douce chaleur

     

    On se croit alors maître du monde

    Les heures deviennent des secondes

    On est emporté comme dans une ronde

    Avant de plonger en des eaux trop profondes

     

    Mais aujourd’hui, après bien des déboires

    Ils ont décidé de renouer avec l’espoir

    Ne plus se laisser abattre à coup d’idées noires

    Ouvrir leurs cœurs et leurs yeux pour tout voir.

     

    Car c’est la suite de l’histoire qui importait

    Pas les aléas nauséabonds du passé

    Ils étaient d’accord pour l’écrire ensemble

     Et à cette belle  idée leurs mains jointes tremblent

     

     

     Maridan 20/04/2017 

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  •  

    Écoute chuchoter la ballerine

     

    Elle ne fait que penser à ses rêves

     

    Oubliant la décence, elle fulmine

     

    Dans ce décor somptueux, elle s’élève.

     

     

    sujet chez Miletune

     

    Mais une ombre obscurcit son regard

     

    Son cœur est amer, car on l’a flouée

     

    Trop de sous-entendus parlent de  Bernard,

     

    Mais en sa présence, nul ne veut parler.

     

     

    sujet chez Miletune

     

    Elle n’est plus une étoile de l’opéra

     

    Il n’est plus sage à son âge de rêver

     

    Le bellâtre n’était qu’un scélérat

     

    Elle part à la campagne pour l’oublier.

     

     

     

    Maridan 18/03/2017

     

    Sujet proposé par : http://miletune.over-blog.com/tag/les%20sujets/

    et par : http://ghislaine53.eklablog.com/atelier-de-ghislaine-c28669842

     

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  • http://chezassoulawarda.canalblog.com/

    Le défi d'Assoula

     Éveil à la vie

    Ce matin, il a entendu son réveil

    Et comme lui, la nature s’éveille.

    Sur un abricotier, un joli bourgeon

    Et près du feu, son ami le forgeron.

    Sa femme porte une robe verte

    Qui le distrait et cause sa perte.

    Car cruelle est la nature

    Pour les êtres immatures.

    Telles les fleurs issues de la neige, frêles crocus,

    L’homme a vu partir sa belle avec le beau Marcus !

    Les yeux dans le vague, il admire la douceur

    De cette journée sans grosse chaleur.

    Il chasse sa tristesse au jardin

    Et en oublie aussitôt son chagrin.

    Quelques jolis narcisses jaunes

    Finiront piétinées par la faune

    Et avec elles s’envolera sa peine

    Comme toutes ses pensées vaines.

    Car à quoi bon se lamenter

    Quand tout autour, la vie se met à chanter

    Il écoute le vent qui murmure

    Bois l’eau qui coule si pure

    Au fil des jours les couleurs reviennent

    Et il sort danser une valse de Vienne

     

    Maridan 14 mars 2017

     

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  • http://feecapucine.eklablog.com/atelier-chez-fee-capucine-a128280872

     

    J’ai longtemps écouté les autres parler de tout et de rien. En silence, je les observais, me demandant ce qui les poussait à agir. Moi, souvent cachée derrière un livre, je contemplais la façon dont chacune de leurs actions induisait une réaction.

    Pour la plupart des gens, ce qui compte c’est le verre à moitié vide. Moi, c’était toujours le côté à moitié plein que je voyais. Malgré les aléas de mon enfance, j’avais depuis longtemps opté pour la beauté de cette vie. Il me suffisait de voir un magnifique lever de soleil pour que toute ma journée soit embellie.

    Un matin ou, une fois de plus, j’avais pris une correction sans raison de la part de mon père, j’étais partie me promener le long de la Corniche à Sète. Là, j’avais surpris un homme qui sortait son voilier avec sa femme et ses trois garçons.

    « Hissez les voiles, barre à tribord. Attention Ludo, vérifie l’annexe, elle est mal attachée. »

    J’avais eu une envie folle de partir avec eux. Ils semblaient si heureux de partir tous les cinq. Moi je me sentais nue, sans attache. Mes racines ne s’étaient jamais plantées dans le giron familial. J’étais « l’accident ». Mes parents m’avaient trouvée dans une poubelle. Etc. Toute mon enfance avait été jalonnée de ces bêtises et je m’étais construite à travers mes lectures. Ma vision du monde était certes légère, puisque nourrie de lecture, mais elle provoque encore en moi des désirs inassouvis, tant de rêve d’évasion qu’aucune chaîne, aucune limite ne me feront jamais renoncer à mes rêves.

    Lorsque j’ai fini par rencontrer celui qui m’a offert un amarrage dans le sol fertile de son cœur, j’ai su que j’étais enfin arrivée à bon port. Son premier cadeau fut un joli pendentif avec le symbole de l’infini. Aujourd’hui encore, alors que mon amour s’est éteint doucement dans mes bras, ce collier me procure toujours la même impression. L’amour ne finit jamais, il nous accompagne jusqu’à notre dernier souffle.

    Atelier 18 de la fée Capucine

    Maridan 27/02/2017

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